Le BOSS a annoncé une hausse de 1,74 % du plafond de la Sécurité sociale au 1er janvier 2027. Ce paramètre discret commande une partie du calcul de vos cotisations et de vos points de retraite. Ce que ça change, sous réserve de l'arrêté encore à paraître.
Le Bulletin officiel de la Sécurité sociale (BOSS) a annoncé, le 16 octobre 2026, une revalorisation de 1,74 % du plafond de la Sécurité sociale au 1er janvier 2027, information reprise par service-public.fr le 19 octobre. Les montants restent à confirmer par un arrêté attendu avant la fin de l'année 2026.
Le plafond annuel (PASS) et sa déclinaison mensuelle (PMSS) progressent de 1,74 %.
| Plafond annuel (PASS) | 48 060 € → 48 900 € |
| Plafond mensuel (PMSS) | 4 005 € → 4 075 € |
| Plafond trimestriel | 12 015 € → 12 225 € |
| Plafond journalier | 220 € → 224 € |
| Revalorisation | +1,74 % |
Ces valeurs sont annoncées, mais pas encore définitives : l'arrêté qui les fixe doit paraître avant la fin 2026. Elles concernent les salariés du privé, les employeurs, les indépendants et les professions libérales, ainsi que de nombreuses prestations calculées par référence au plafond. Elles ne sont pas celles du plafond applicable à Mayotte, pour lequel un montant mensuel spécifique est annoncé.
Pour les salariés relevant du régime général ou du régime des salariés agricoles, le plafond délimite notamment l'assiette de la cotisation vieillesse plafonnée. Son relèvement déplace donc le montant de salaire soumis à cotisation plafonnée et retenu à votre compte, dans les limites réglementaires. En revanche, il ne modifie pas le nombre de trimestres nécessaires au taux plein.
À l'Agirc-Arrco, le plafond borne les tranches de cotisation : la tranche 1 jusqu'à 1 PASS, la tranche 2 de 1 à 8 PASS. En relevant cette frontière, la mesure peut modifier la répartition de votre rémunération entre les deux tranches. Ce n'est pas pour autant une hausse automatique des points : le taux servant à l'acquisition des points est plus élevé en tranche 2 qu'en tranche 1, si bien qu'une rémunération qui bascule de la tranche 2 vers la tranche 1 ne produit pas, à elle seule, davantage de points. L'effet dépend du salaire, des taux applicables à chaque tranche et de la valeur d'achat du point. Pour les indépendants et les professions libérales, le plafond sert de référence à certaines assiettes et cotisations, à apprécier selon les règles propres à chaque régime.
Le PASS ne fixe pas le seuil de rémunération nécessaire pour valider un trimestre : ce seuil correspond à 150 fois le SMIC horaire en vigueur au 1er janvier de l'année, pas au plafond. La hausse du PASS ne relève donc pas, par elle-même, ce seuil et ne garantit aucun trimestre supplémentaire. Elle ne modifie pas non plus le nombre de trimestres requis pour le taux plein : ce sont des paramètres distincts.
Les calculs portant sur des périodes de 2026 restent établis avec les paramètres applicables à 2026. Pour les projections portant sur 2027, les montants annoncés peuvent être utilisés comme hypothèses explicitement signalées, à confirmer lors de la publication de l'arrêté et à appliquer selon sa date d'effet, sans présumer des autres paramètres encore à fixer.
Deux autres chantiers sont à suivre, sans effet sur les droits à ce jour : le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027, dont l'examen en séance est prévu à partir du 20 octobre, et la proposition de loi « visant l'augmentation des salaires et des pensions » (ASPA, SMIC), dont un texte de commission a été déposé le 19 octobre et la discussion en séance annoncée pour le 29 octobre. Ces textes ne doivent pas être présentés comme du droit applicable : ils peuvent seulement nourrir des scénarios prospectifs clairement identifiés comme tels.