Le document final de la Conférence a été publié le 16 septembre 2026. Il présente des pistes de réflexion. Il ne modifie pas, à lui seul, les droits à retraite : aucune nouvelle règle ne peut être appliquée à un dossier sur ce seul fondement.
Le ministère du Travail a publié le 16 septembre 2026 le document final de la Conférence sur le travail, l'emploi et les retraites. Le ministère précise lui-même qu'il ne s'agit ni d'une négociation ni d'une concertation sur un projet déjà arrêté : le document présente les convergences et les divergences des participants pour nourrir les débats à venir.
Pour la partie retraite, les pistes comprennent notamment le maintien d'un âge d'ouverture des droits et l'instauration d'un âge d'équilibre, c'est-à-dire l'âge permettant le taux plein sans décote, avec une décote en deçà et une surcote au-delà. Le rapport évoque aussi une meilleure prise en compte de la pénibilité, par une approche collective des métiers et une approche individuelle en fin de carrière. Ces propositions ne constituent pas une réforme adoptée, ni un accord de l'ensemble des participants : le rapport fait état de divergences et propose des voies de passage.
Aucune nouvelle règle de retraite ne peut être appliquée à un dossier sur le seul fondement de ce document. Les textes actuellement en vigueur continuent de s'appliquer.
Concrètement, aucun nouvel âge d'équilibre ni nouveau barème de décote ou de surcote ne peut servir à calculer une pension sur ce seul fondement. Les âges légaux par génération et les règles de décote et de surcote, définis par le Code de la sécurité sociale, continuent de s'appliquer. C'est le genre de texte qu'il faut lire pour ce qu'il est : une orientation politique à surveiller, pas une règle à appliquer. Je le garde au radar, et vous préviendrai si une mesure prend une forme opposable.