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Fiche · Régime des cultes

La CAVIMAC : le régime des cultes

Le régime de retraite des ministres des cultes et des membres des congrégations religieuses

Référence : CAVIMACCaisse d'assurance vieillesse, invalidité et maladie des cultes | Mise à jour : | Lecture : 10 min

Rédigé par Alexandrine Maldonado

Experte retraite indépendante, fondatrice de VigiRetraite. Maîtrise en droit, 15 ans au sein des institutions de retraite (Carsat, MSA, Réunica), 20 ans d'expertise métier au total.

Cette fiche donne une information générale. Elle ne remplace pas l'analyse de votre relevé de carrière ni une réponse de votre caisse de retraite.

Aide à la lecture :

Les termes soulignés disposent d'une définition simple. Survolez-les (PC) ou touchez-les (mobile) pour afficher l'explication.

VigiRetraite · CAVIMAC, le régime des cultes

Qui relève du régime des cultes

Définition La CAVIMACCaisse d'assurance vieillesse, invalidité et maladie des cultes gère la protection sociale des ministres des cultes et des membres des congrégations et collectivités religieuses. Le régime a été organisé par la loi du 2 janvier 1978 ; la caisse, sous sa forme actuelle, a été créée en 2000 dans la continuité des anciennes caisses (CAMAVIC et CAMAC).

La CAVIMAC assure la retraite de base et, depuis le 1er juillet 2020, le versement d'indemnités journalières maladie-maternité pour les personnes relevant du régime ; elle n'assure pas à elle seule une « protection sociale complète ». Un régime complémentaire Agirc-Arrco complète la retraite de base pour les ministres concernés.

Sources : CAVIMAC · Loi n° 78-4 du 2 janvier 1978.

L'affiliation au régime

Principe Les mêmes critères généraux d'affiliation s'appliquent, quelle que soit la religion : la loi ne définit pas l'affiliation par des « cultes reconnus », mais par l'exercice effectif d'une activité de ministre du culte ou l'appartenance à une congrégation ou collectivité religieuse. Il n'existe donc pas de conditions distinctes par religion.

Une affiliation prononcée, pas « automatique »

L'affiliation est prononcée par l'organisme après examen de la situation, sur déclaration de la collectivité, de l'association cultuelle ou de la congrégation dont vous relevez. Elle n'est pas « automatique » au sens d'un enregistrement sans procédure : un dossier doit être constitué et instruit.

Source : CAVIMAC, affiliation.

Exercice d'une autre activité

L'exercice d'une autre activité professionnelle n'est pas une exclusion absolue du régime des cultes. Une affiliation au titre de l'assurance vieillesse des cultes reste possible pour une activité cultuelle exercée à temps partiel sous un seuil (apprécié par rapport au SMIC). La situation est examinée au cas par cas : signalez vos autres activités lors de l'instruction.

Source : CAVIMAC.

La constitution des droits de base

Attention Une carrière de ministre du culte ne se calcule pas avec une formule unique. Le régime a connu trois périodes, et c'est seulement la plus récente qui suit la logique « salaire annuel moyen × taux × durée / durée requise ».

PériodeNature des droits
Avant 1979Périodes validées sous forme de trimestres attribués au titre de l'activité cultuelle antérieure à l'entrée en vigueur du régime, sans cotisation individuelle de l'intéressé.
1979 à 1997Périodes cotisées au régime propre des cultes, selon ses règles de l'époque.
À compter de 1998Régime aligné sur le régime général : les droits se constituent sur un salaire annuel moyen fondé sur une assiette rattachée au SMIC, avec la logique taux et durée d'assurance du régime général.

La formule « salaire annuel moyen × taux × durée retenue / durée requise » ne s'applique qu'à la fraction postérieure à 1998. Appliquée à l'ensemble de la carrière, elle donne un résultat faux. Pour une estimation, isolez chaque fraction et demandez un relevé à la caisse.

Source : CAVIMAC, retraite de base.

Les cotisations

Les cotisations de retraite de base reposent sur des assiettes forfaitaires rattachées au SMIC, et non sur les « revenus cultuels » réels perçus. Les barèmes applicables sont précisés par la circulaire de la caisse et relèvent d'une fiche de cotisations datée.

Source : CAVIMAC, cotisations.

La retraite complémentaire Agirc-Arrco

Depuis 2006 Une retraite complémentaire, gérée dans le cadre de l'Agirc-Arrco (l'ancienne appellation « Arrco » renvoie au régime avant la fusion de 2019), a été instituée au 1er janvier 2006 pour les ministres du culte percevant un revenu individuel. Elle fonctionne par points et n'est pas versée avec la pension de base : c'est une pension distincte, payée selon son propre calendrier (à terme à échoir), et son montant n'est pas « significatif » pour tous.

Exemple de calcul complémentaire

Pour 2 400 points acquis, avec la valeur de service du point Agirc-Arrco en vigueur, soit 1,4386 € (valeur inchangée sur la période novembre 2025 à octobre 2026) :

2 400 × 1,4386 = 3 452,64 € par an
3 452,64 / 12 = 287,72 € par mois (montant brut annuel converti en mensuel, avant minoration éventuelle et avant prélèvements sociaux)

La valeur du point est révisée chaque année : à vérifier à la date de liquidation. Source : Agirc-Arrco.

Âge et conditions de liquidation

Repère Le régime des cultes suit les règles de droit commun. Le taux plein automatique reste fixé à 67 ans, quelle que soit la génération concernée : il n'y a pas d'âge du taux plein relevé au-delà de 67 ans.

Année de naissanceÂge légal (départ à compter du 1er septembre 2026)Durée requise au taux plein
1963 (et jusqu'au 31 mars 1965)62 ans et 9 mois170 trimestres
Avril à décembre 196563 ans172 trimestres
196663 ans et 3 mois172 trimestres
196763 ans et 6 mois172 trimestres
196863 ans et 9 mois172 trimestres
1969 et après64 ans172 trimestres

Attention à la durée d'assurance : pour la génération 1963, la durée requise est de 170 trimestres (réforme du 14 avril 2023), et non 168. Le taux plein est atteint soit par la durée requise, soit automatiquement à 67 ans.

Sources : service-public.fr (F14043) · Loi n° 2023-270 du 14 avril 2023.

Prélèvements, action sociale et sources

Prélèvements sociaux sur la pension

Les pensions peuvent supporter la CSG au taux normal de 9,1 %, mais ce taux n'est pas appliqué à toutes les pensions : selon le revenu fiscal de référence, la composition du foyer et le lieu de résidence fiscale, s'appliquent un taux réduit, un taux médian ou une exonération. Il faut distinguer les cotisations dues pendant l'activité des prélèvements opérés sur la pension.

Source : service-public.fr, CSG sur les pensions.

L'allocation complémentaire (action sociale)

Une aide d'action sociale peut être attribuée sous conditions aux personnes du régime disposant de faibles ressources. C'est une aide distincte de la pension, qui n'est pas automatique et qui n'est pas cumulable avec l'Aspa (allocation de solidarité aux personnes âgées). Elle ne doit pas être présentée comme un complément de retraite acquis de droit.

Source : CAVIMAC, action sociale.

Sources

  • • CAVIMAC : affiliation, retraite de base, cotisations, action sociale, indemnités journalières.
  • • Loi n° 78-4 du 2 janvier 1978 : régimes d'assurance vieillesse, invalidité et maladie des cultes.
  • • Agirc-Arrco : retraite complémentaire par points, valeur de service du point.
  • • service-public.fr : âge légal, durée d'assurance, taux plein.

Fiche à jour au 31 octobre 2026. Elle décrit le champ du régime des cultes, la constitution des droits par périodes et les interlocuteurs ; elle ne reconstitue pas une carrière chiffrée. Les barèmes de cotisations et la valeur du point relèvent de données datées, à vérifier à la date de liquidation. Information générale, qui ne remplace pas une réponse de la CAVIMAC.

Refonte du 31 octobre 2026 : fiche recentrée sur le champ d'affiliation, les périodes de droits et les interlocuteurs, sans exemple de carrière chiffré. Âge du taux plein corrigé et maintenu à 67 ans (l'ancienne colonne montant jusqu'à 69 ans était erronée) ; calendrier d'âge légal actualisé pour les départs à compter du 1er septembre 2026 ; durée requise 1963 portée à 170 trimestres (réforme du 14 avril 2023). Calcul de base scindé en trois périodes (avant 1979, 1979-1997, à compter de 1998), la formule salaire annuel moyen réservée à la fraction alignée. Exemple « Père Martin » retiré au profit d'un exemple complémentaire isolé. Cotisations décrites comme assiettes forfaitaires rattachées au SMIC, et non revenus cultuels réels. Tableau par religion supprimé (mêmes critères généraux) ; affiliation « automatique » corrigée (prononcée par l'organisme) ; autre activité présentée comme non exclusive. Complémentaire rattachée à l'Agirc-Arrco, instituée au 1er janvier 2006, pension distincte à terme à échoir ; valeur du point corrigée à 1,4386 €, produit annualisé puis mensualisé (287,72 € par mois) et total « 808 € » supprimé. Prélèvements : CSG 9,1 % avec taux réduits et exonérations selon le revenu fiscal, distincts des cotisations d'activité. ACR présentée comme aide d'action sociale sous conditions, non cumulable avec l'Aspa. Historique corrigé (loi du 2 janvier 1978, caisse créée en 2000, indemnités journalières depuis juillet 2020) ; mention « FSI » non reprise faute de vérification. Conclusions « protection sociale complète » et « attendre 67 ans rapporte plus » retirées. Sources officielles cliquables ajoutées.

« Pour un ministre du culte, l'essentiel se joue sur la période : des trimestres avant 1979, des droits cotisés ensuite, puis un calcul aligné à compter de 1998. Une seule formule ne dit pas toute la carrière. »

VigiRetraite · vigiretraite.fr · Fiche mise à jour le 31/10/2026

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