Présentation de la CAVOM
Définition La CAVOMCaisse d'assurance vieillesse des officiers ministériels, des officiers publics et des compagnies judiciaires (créée en 1949, dans le cadre de la loi du 17 janvier 1948) est l'une des dix sections professionnelles de la CNAVPL. Elle gère trois régimes : retraite de base, retraite complémentaire et invalidité-décès.
Statut et tutelle
La CAVOM est un organisme de sécurité sociale de droit privé chargé d'une mission de service public, doté de la personnalité juridique et soumis au contrôle de l'État selon les textes applicables (les intitulés ministériels de tutelle évoluent et ne sont pas figés ici).
Repères chiffrés à dater
Les ordres de grandeur souvent cités (environ 4 500 cotisants, dont près de 400 salariés ou assimilés, et plus de 3 500 bénéficiaires d'une pension, droits directs et dérivés compris, y compris d'anciens avoués) proviennent d'un rapport daté de fin 2021. Ils ne doivent pas être présentés comme des données « 2025 » sans source correspondante.
Source : rapport CAVOM (données à fin 2021). CAVOM.
Qui est affilié
Professions L'affiliation est obligatoire pour les personnes physiques exerçant les professions relevant du champ de la caisse, quel que soit le mode d'exercice :
- Commissaires de justice, issus de la fusion, au 1er juillet 2022, des anciennes professions d'huissier de justice et de commissaire-priseur judiciaire ;
- Commissaires-priseurs de ventes volontaires ;
- Greffiers des tribunaux de commerce ;
- Administrateurs et mandataires judiciaires, selon les conditions d'affiliation.
Les textes de la caisse peuvent conserver les anciennes dénominations (huissier, commissaire-priseur judiciaire) pour les droits antérieurs et certaines catégories de ressortissants.
Sources : CAVOM · service-public.fr (commissaire de justice).
Le conjoint collaborateur
Le conjoint collaborateur (époux, partenaire de PACS ou concubin) qui participe régulièrement à l'activité, sans rémunération ni qualité d'associé, peut acquérir des droits personnels à retraite et à prévoyance, proportionnels à son option de cotisation. Ce statut doit être déclaré et distingué des droits éventuels à réversion ou aux prestations de survivant : Pacs et concubinage ne produisent pas les mêmes droits dans tous les dispositifs familiaux.
Sources : CAVOM, conjoint collaborateur · Code de commerce, art. L. 121-4 et L. 121-8.
Les professionnels salariés (depuis 2016)
Depuis le 1er janvier 2016, les professionnels légalement visés par le champ de la CAVOM qui perçoivent des rémunérations salariées ou assimilées (et relèvent à ce titre du régime général) sont aussi affiliés à la retraite complémentaire de la CAVOM. Cette règle particulière ne se confond pas avec les règles générales de l'Agirc-Arrco. Un salarié administratif d'une étude ne relève pas de cette règle du seul fait de son employeur.
Source : CAVOM.
Affiliation et premières cotisations
Déclenchement C'est l'exercice effectif de la profession qui fait naître l'obligation de cotiser. L'affiliation prend effet au premier jour du trimestre civil suivant l'événement professionnel pertinent. Cela n'exonère pas de constituer un dossier : « cotiser » ne signifie pas qu'aucune démarche n'est à accomplir.
Nomination, installation, premier acte
Nomination, installation et premier acte professionnel ne sont pas interchangeables : il faut identifier l'événement juridiquement déterminant. Lorsqu'ils interviennent au cours du même trimestre, l'exemple ne permet pas de dire lequel compte : vérifiez la règle auprès de la caisse.
Source : CAVOM.
Début d'activité : provision n'est pas minimum
Au début de l'activité, les cotisations sont déterminées selon les règles provisionnelles ou forfaitaires propres à chaque régime, puis régularisées. Leur montant n'est pas automatiquement la cotisation minimale du seul fait de l'absence de revenus antérieurs : base forfaitaire provisionnelle de début d'activité et cotisation minimale sont deux mécanismes distincts.
Source : CAVOM, cotisations.
Les trois régimes
La retraite de base
Le régime de base est commun aux professionnels relevant de l'organisation CNAVPL ; la CAVOM en assure le recouvrement et les prestations pour le compte de cette caisse nationale. Toutes les activités libérales ne relèvent pas de la CNAVPL (certaines relèvent de l'Assurance retraite), si bien qu'il ne suffit pas de dire « hors avocats ».
Valeur du point de base 2025 : 0,6540 € (donnée datée, à réactualiser).
La retraite complémentaire
La cotisation complémentaire dépend de l'assiette et des paramètres propres au régime CAVOM : elle ne se déduit pas du barème de la retraite de base. Les statuts distinguent notamment les affiliés salariés et les autres.
| Paramètre (valeurs 2025, à dater) | Valeur |
|---|---|
| Valeur d'achat du point | 54,4317 € |
| Valeur de service annuelle du point | 3,3312 € |
| Rendement technique (rapport des deux valeurs) | environ 6,12 % |
Le rendement technique traduit le rapport entre la valeur de service et la valeur d'achat ; ce n'est pas une rentabilité financière individuelle garantie.
Source : CAVOM (valeurs 2025, à réactualiser).
L'invalidité-décès (RID)
Le régime comporte quatre classes (A à D). À défaut de choix, la classe B s'applique, selon la documentation de la caisse. Les changements de classe suivent les conditions réglementaires. Les prestations ne sont pas acquises du seul fait d'avoir choisi une classe : les règlements prévoient des conditions (médicales, de date d'effet, de cotisations à jour).
Pour les affiliations antérieures à 2019, les règles de classe par défaut et de transition restent à vérifier dans les anciennes dispositions.
Source : CAVOM, prévoyance invalidité-décès.
Le double statut
Lorsqu'une personne cumule une activité libérale et un mandat relevant du régime général, les affiliations et assiettes doivent être déterminées séparément. La seule qualité de dirigeant ne permet pas de présumer le traitement de toutes les rémunérations ; chaque configuration de société s'apprécie au cas par cas.
Source : CAVOM.
Cessation et radiation
Distinguez la date administrative de radiation et la fin d'exigibilité des cotisations. Pour la retraite complémentaire, les statuts prévoient que la cotisation cesse d'être due à compter du premier jour du trimestre civil qui suit la cessation totale et effective d'activité, justifiée auprès de la caisse (soit, autrement dit, une exigibilité jusqu'au dernier jour du trimestre de la cessation). Le régime invalidité-décès (RID) suit des règles propres : en cas de radiation en cours d'année, la cotisation peut rester due pour l'année civile entière, avec maintien des garanties jusqu'à sa fin.
Sources : CAVOM, statuts (art. 3) · CAVOM, cotisations.
Exemple corrigé
Pour une cessation totale et effective justifiée en juin (trimestre avril-juin) : la cotisation de retraite complémentaire cesse d'être due à compter du 1er juillet (donc due jusqu'au 30 juin, fin du trimestre de cessation), et non automatiquement jusqu'au 30 septembre. Le RID et la date administrative de radiation s'examinent séparément. Toute projection sur une année future (par exemple 2028) reste soumise au droit applicable à cette date.
Source : CAVOM, statuts.
Note documentaire : certaines pages de vulgarisation encore en ligne annoncent une radiation « au dernier jour du trimestre suivant la cessation », ce qui conduit à un trimestre de cotisations supplémentaire. Cette formulation ne correspond pas à la règle d'exigibilité des statuts en vigueur ; en cas de doute, c'est la caisse qui fait foi.
Exemple et sources
Cas de Pierre, commissaire de justice
Pierre, commissaire de justice nouvellement installé, débute son activité libérale au cours du premier trimestre. Son affiliation à la CAVOM prend effet au premier jour du trimestre civil suivant l'événement professionnel déterminant (base, complémentaire et invalidité-décès). Ses premières cotisations relèvent des règles provisionnelles ou forfaitaires de début d'activité, puis d'une régularisation : elles ne sont pas, par principe, la cotisation minimale.
S'il devient plus tard salarié ou assimilé d'une société tout en conservant sa qualité, il relève du régime général pour ses rémunérations salariées et reste rattaché à la retraite complémentaire de la CAVOM ; les affiliations et assiettes se déterminent alors séparément.
Source : CAVOM, cotisations.
Sources
- CAVOM : affiliation, cotisations, prévoyance, conjoint collaborateur.
- Statuts généraux et règlements de la CAVOM (règle d'exigibilité en cas de cessation).
- CNAVPL : régime de base commun, dix sections.
- Code de commerce : conjoint collaborateur (art. L. 121-4 et L. 121-8).
- service-public.fr : profession de commissaire de justice (fusion au 1er juillet 2022).
Fiche à jour au 31 octobre 2026. Les valeurs de point et les repères statistiques sont datés (valeurs 2025, statistiques à fin 2021) et doivent être réactualisés à leur millésime. Information générale, qui ne remplace pas une réponse de la CAVOM.
Refonte du 31 octobre 2026 : correction prioritaire de la cessation, l'exemple ne conclut plus à un trimestre de cotisations supplémentaire : pour la retraite complémentaire, la cotisation cesse d'être due au premier jour du trimestre suivant la cessation totale et effective (statuts), le RID s'examinant séparément (cotisation due pour l'année civile entière), avec note sur la contradiction documentaire des anciennes pages web. Statistiques requalifiées en « repères à fin 2021 » (droits directs et dérivés, anciens avoués compris), étiquette « 2025 » retirée. Professions actualisées : commissaires de justice issus de la fusion du 1er juillet 2022, anciennes dénominations conservées pour les droits antérieurs ; exemple « Pierre » renommé commissaire de justice. Début d'activité : distinction entre base forfaitaire provisionnelle et cotisation minimale ; nomination, installation et premier acte non présentés comme interchangeables. Complémentaire : « mêmes règles que la base » supprimé, assiette et paramètres propres au régime, valeurs 2025 (54,4317 € / 3,3312 € / rendement 6,12 %) conservées comme données datées. RID : quatre classes A à D, classe B par défaut, conditions de garantie ajoutées, classe par défaut avant 2019 signalée à vérifier. Double statut conditionné (affiliations et assiettes déterminées séparément). Conjoint collaborateur élargi aux concubins, droits propres distingués de la réversion (art. L. 121-4 et L. 121-8). Régime de base rattaché au champ CNAVPL (et non au seul « hors avocats »), valeur 2025 de 0,6540 € datée. Statut et tutelle reformulés (organisme de droit privé, mission de service public, contrôle de l'État), infobulle de tutelle simplifiée, « cotiser sans démarche » nuancé. Sources officielles cliquables ajoutées.