Depuis le 1er septembre 2026, la durée d'indemnisation après une rupture conventionnelle individuelle est plafonnée : 15 mois avant 55 ans, 20,5 mois à partir de 55 ans (métropole). Or le chômage indemnisé valide des trimestres et des points de retraite. Moins de mois indemnisés, c'est parfois un taux plein qui recule.
Pour les ruptures conventionnelles individuelles dont la fin de contrat intervient à compter du 1er septembre 2026, l'assurance chômage plafonne la durée maximale d'indemnisation : 15 mois avant 55 ans, 20,5 mois à partir de 55 ans (en métropole), les 55 ans et plus pouvant demander une prolongation à France Travail. La rupture conventionnelle collective n'est pas concernée. Source : Unédic.
Une période de chômage indemnisé n'est pas neutre pour votre retraite. Au régime de base, 50 jours indemnisés valident 1 trimestre (4 au maximum par an). Et pendant cette même période, vous continuez d'acquérir des points Agirc-Arrco, sans cotisation. Une indemnisation plus courte réduit donc les deux. À titre de repère, 15 mois d'indemnisation valident au plus environ 5 trimestres.
Le chômage indemnisé sert souvent de pont jusqu'à l'âge de la retraite. Avec un plafond d'indemnisation plus bas, ce pont peut se raccourcir et repousser le taux plein. Avant de signer une rupture conventionnelle proche de la retraite, faites calculer précisément combien de trimestres l'indemnisation validera.
Si vous comptiez sur le chômage pour rejoindre l'âge de la retraite, ce plafonnement peut raccourcir le pont et repousser votre taux plein. La bonne question n'est pas « ai-je droit au chômage », mais « combien de trimestres mon indemnisation validera, et ma date de départ tient-elle toujours ».
La question Sentinelle : avant de signer une rupture conventionnelle proche de la retraite, faites compter ce que vous validerez vraiment.
Le détail complet, la validation au régime général, les points Agirc-Arrco et le cas des professions libérales, est dans la fiche pratique dédiée.