Depuis le 1er juillet 2026, chaque parent peut prendre un congé supplémentaire de naissance d'un à deux mois, en plus des congés légaux. Pour la retraite, la règle est simple : 58 jours indemnisés (continus ou non) valident 1 trimestre assimilé, un seul par parent. En dessous de 58 jours indemnisés, aucun trimestre assimilé n'est validé au titre de ce congé. Ce qui compte, c'est le total des jours indemnisés, pas le nombre de mois.
L'article 99 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a créé un congé supplémentaire de naissance (article L.1225-46-2 du code du travail). Il s'ajoute aux congés de maternité, de paternité et d'accueil de l'enfant, et d'adoption, et se prend après eux. C'est un droit individuel, non transférable : un à deux mois par parent, en une fois ou fractionné en deux périodes d'un mois, à débuter dans les neuf mois suivant la naissance. Il est indemnisé par la branche maladie à 70 % le 1er mois puis 60 % le 2e pour les salariés (salaire net plafonné), les indépendants relevant d'un calcul forfaitaire spécifique. Il est ouvert aux enfants nés ou arrivés au foyer à compter du 1er janvier 2026, l'indemnisation étant effective depuis le 1er juillet 2026. En cas de fractionnement, le second mois doit lui aussi débuter dans le délai de neuf mois.
C'est le point que je veux mettre en avant. Les jours indemnisés au titre de ce congé valident un trimestre assimilé pour la retraite de base, dès lors que l'indemnisation atteint au moins 58 jours, continus ou non. Le trimestre est reporté l'année du 58e jour, et il ne peut y en avoir qu'un seul par parent. Ce trimestre est assimilé, pas cotisé : il compte dans votre durée d'assurance et pour votre taux, mais il n'est pas retenu dans la durée cotisée exigée pour la carrière longue et ne génère pas, à lui seul, de surcote.
Le seuil se compte en jours indemnisés, pas en mois. Prendre le congé en deux périodes ne fait pas perdre le trimestre : les jours indemnisés se cumulent, même non consécutifs. La circulaire Cnav le montre elle-même avec un congé de février et avril totalisant 28 + 30 = 58 jours, qui valide le trimestre. En revanche, un seul mois, ou un total indemnisé inférieur à 58 jours, ne valide pas ce trimestre assimilé. Avant de figer votre calendrier, comptez vos jours indemnisés.
Ce nouveau droit ne se limite pas à du temps avec votre enfant : bien géré, il peut compléter vos droits de l'année concernée. Attention toutefois, ce trimestre ne permet pas de dépasser quatre trimestres pour une même année civile, toutes périodes confondues : si vos revenus de l'année valident déjà quatre trimestres, il n'en ajoute pas de cinquième. Son intérêt dépend donc des autres droits déjà acquis cette année-là. Le calendrier se prépare avant la demande et respecte les règles de prévenance ; une reprise anticipée reste possible dans certaines situations (décès de l'enfant, baisse importante des ressources du foyer).
La question Sentinelle : comptez vos jours indemnisés avant de choisir la durée, il en faut 58 pour valider le trimestre.
Le détail complet, durée, délai, démarches, ce que le trimestre assimilé ouvre (et n'ouvre pas), cas des indépendants et de Mayotte, est dans la fiche pratique dédiée.