À la complémentaire, la logique n'est pas celle des trimestres. Un arrêt long, ou une invalidité, vous rapporte des points sans que vous cotisiez. Voici la règle.
À l'Agirc-Arrco, un arrêt de travail de plus de 60 jours consécutifs (maladie, maternité, accident) indemnisé, ou une pension d'invalidité ou rente AT/MP à un taux d'au moins 2/3, ouvrent des points sans cotisation, dès le premier jour d'interruption. Ils sont calculés sur la moyenne de vos points de l'année précédente.
Au régime général, on compte des trimestres (60 jours d'indemnisation en valident un). À l'Agirc-Arrco, on acquiert des points de retraite complémentaire, selon une tout autre logique. Comprendre cette différence évite de croire qu'un arrêt produit le même effet des deux côtés.
Deux situations ouvrent des points, sans cotisation de votre part, dès le premier jour d'interruption : un arrêt de travail de plus de 60 jours consécutifs (maladie, maternité, accident) pour lequel vous percevez des indemnités journalières d'un régime obligatoire ; ou le fait d'être titulaire d'une pension d'invalidité, ou d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle correspondant à un taux d'incapacité permanente d'au moins 2/3.
Chaque jour d'arrêt donne lieu à des points correspondant à la moyenne journalière de vos points de l'année précédant l'arrêt. Un plafond s'applique : les points d'arrêt ajoutés à ceux acquis par ailleurs la même année ne peuvent pas dépasser ce que vous auriez inscrit sur l'année de référence.
Quand les points sont ouverts au titre d'une invalidité ou d'une rente, l'attribution s'arrête si la pension d'invalidité cesse, si le taux de la rente descend sous 50 %, ou à la liquidation de votre retraite complémentaire. C'est précisément là que la maladie longue rejoint la question du départ : voir la fiche stratégie.