Président de SAS, gérant minoritaire de SARL : vous cotisez comme un cadre, au régime général et à l'Agirc-Arrco. Mais votre retraite se construit sur votre rémunération, pas sur vos dividendes. C'est là que tout se joue.
Le dirigeant assimilé salarié relève du régime général et de la retraite complémentaire Agirc-Arrco, sur sa rémunération. Deux conséquences : les dividendes ne génèrent aucun droit à la retraite, et il n'y a pas d'assurance chômage. Se verser peu de salaire allège les cotisations, mais construit peu de retraite.
Sont assimilés salariés le président et le directeur général de SAS ou de SASU, le gérant minoritaire ou égalitaire de SARL, le PDG et le directeur général de SA (article L.311-3 du code de la Sécurité sociale). Sur le plan de la retraite, ils sont traités comme des salariés cadres.
Votre retraite se construit à deux étages, exactement comme un cadre : la retraite de base du régime général et la retraite complémentaire Agirc-Arrco. Les cotisations sont prélevées sur votre rémunération de dirigeant, portée sur votre bulletin. Un trimestre de base se valide dès que votre rémunération atteint 150 fois le SMIC horaire, quatre par an au maximum, comme pour tout salarié.
Voici le point décisif. Les dividendes que vous vous versez ne sont pas soumis à cotisations retraite : ils ne génèrent aucun droit, ni de base ni complémentaire. Si vous vous rémunérez surtout en dividendes pour optimiser, vous cotisez peu et vous accumulez peu de retraite. L'économie de cotisations d'aujourd'hui se paie en pension demain.
Autre différence avec un salarié : le dirigeant assimilé salarié ne cotise pas à l'assurance chômage. En cas d'arrêt de votre mandat, pas d'allocation France Travail à ce titre. À intégrer dans votre protection globale, distincte de la retraite.
Le jour où vous cédez votre société pour partir en retraite, votre statut ouvre des exonérations de plus-value, sous conditions de délai entre la vente et le départ. C'est le sujet de la fiche stratégie.